BOLIVIE CHILI 2003

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Départ le 24 septembre de l’aéroport de Biarritz, atterrissage à l’aéroport Charles de Gaulle. Très longue attente à Paris où l’on s’occupe comme l’on peut, l’attente jusqu’à 22 h 50 est longue, mais c’est pour la bonne cause.

Embarquement à 22 h 50 avec escale à Sao Paulo (Brésil) où nous attendrons 5 h. Ici on déambule dans l’aéroport : boutiques, dégustation du café brésilien (dont l’arôme se retient) !!!... Nous assistons aussi à des massages, quelques expertes relaxent, par des massages adaptés, des voyageurs, moyennant quelques dollars, la séance dure environ 10 minutes, c’est très folklo. Pas besoin pour le client de se mettre en tenue légère, il reste comme il est, mais s’assied sur un siège ergonomique en se mettant en position accroupie, sur un siège sans dossier, siège ressemblant d’ailleurs à des sièges pour manipulateur d’ordinateur. Les masseuses y vont de toute leur dextérité, les clients et clientes ont l’air satisfaits. Ces massages sont bénéfiques pour les longues stations d’immobilité (12 h) voire plus dans des avions, sans trop bouger. Ce n’est pas très bon pour la circulation sanguine, à Sao Paul on a trouvé la solution.

Embarquement à 9 h 30 pour La Paz, petite escale à Santa Cruz de la Sierra une quarantaine de minutes, sans descendre de l’avion. Nous arrivons à La Paz à 14 h, le survol de La Paz est impressionnant. D’une population d’environ 1 293 000 h, la ville est ceinturée par une centaine de pics enneigés.

La Paz est construite dans un canyon et sur ses flancs de curieuses constructions s’agrippent aux parois abruptes de la faille. L’aéroport se trouve sur l’altiplano à 4100 m d’altitude. La Paz est la capitale la plus haute du monde ; elle s’étage entre 3000 m en bas de canyon, et 4100 m.

Dominée par le colosse Illimani, l’une des plus belles montagnes du monde…dans la brume aujourd’hui, c’est la seule ville de la planète où les riches résident tout en bas de la ville et les pauvres sur les hauteurs. 1000 m de dénivelé entre La Paz des pauvres et La Paz des riches….conditions climatiques obligent. La belle ville du début du XXéme siècle, très hispanique a cédé la place à l’un des chaos urbains les plus bariolés, bruyant et mouvementés qui soit.

Sur l’Altiplano à plus de 4000 m une vraie ville d’environ 500 000 habitants (El Alto) c’est cet endroit que l’on traverse lorsque l’on débarque de l’avion. Déjà dans l’aéroport on ressent les inconvénients dus à l’altitude. Tout mouvement, ou marche rapide, portage des bagages nous essouffle. Nous sommes à plus de 4000 m et il faut y aller « molo…molo ». Carlos et un mini bus avec chauffeur nous attendent. Carlos parle français, ingénieur agronome , il fait ses débuts dans le Tourisme et concilie son métier avec un mi-temps Tourisme.

Le taxi nous dépose à l’hôtel Arcabucero dans une ruelle très en pente. Nous prenons possession de nos chambres dans ce petit hôtel calme mais situé non loin du centre. Quelques chambres autour d’un petit patio, au premier étage d’autres chambres…Dur dur de monter les bagages, heureusement il y a deux jeunes qui, pour les dames portent leurs bagages. Une vingtaine de minutes plus tard nous prenons avec Carlos la direction du centre et partons à pied dans les ruelles montantes de La Paz. Pour descendre pas de problèmes, mais pour la remontée c’est dur, altitude mêlée à la fatigue du voyage nous épuise. Carlos nous rassure en nous disant que nous aurons un taxi pour le retour.

Dans les ruelles, c’est un spectacle de marché de rues. Marché aux fruits, légumes, viande. Tout en descendant les ruelles « mercado de Buenos Aires : marché ambulant extraordinairement coloré qui s’étend sur tout un quartier et sur les deux côtés de la rue. Ici des centaines d’indiennes vendent mille choses qui vont de l’ananas de la région des Yungas (pré amazonienne) jusqu’à une multitude de variétés de papas (nos pommes de terre) desséchées, des variétés de maïs, épis grillés ou bouillis, bananes, pains, brioches et gâteaux de toutes sortes, papier WC, kleenex, des bijoux, chapeaux, sacs à chicha…un véritable « Capharnaüm » c’est superbe. Pour l’instant nous descendons, donc pas de problème de respiration. Le guide accélère le pas.

Nous remontons pour aller à l’Agence de Terra Andina… çà monte et là on se sent essoufflés. Nous ralentissons l’allure, heureusement nous arrivons à l’agence où nous allons régler notre séjour et nous aurons des précisions sur le voyage. Quelques modifications sur le programme dont l’agence nous avait averti avant notre départ.

Pas question de commencer par le Lac Titicaca : routes bloquées, manifs… nous commencerons par la partie du Nord Chilien. Les français responsables de l’agence sont des gens compétents nous leur faisons entière confiance. Ils nous disent que nous aurons un guide parlant français, fort sympa qui nous conduira au gré de notre fantaisie, tout en respectant le programme, mais qui pourra faire des modifications pour notre plaisir : arrêts nombreux et prolongés pour photos, détours, il se mettra à notre entière disposition. Pour clôturer, les responsables nous offrent du maté de coca…boisson fort recommandée pour s’acclimater à l’altitude. Ici les indiens mâchonnent des feuilles fraîches de coca, ce qui est bon pour l’altitude et leur fait un complément alimentaire qui leur permet de supporter fatigue et altitude.

Nous repartons de l’agence, le jour faiblit et la température se rafraîchit, heureusement Carlos nous avait conseillé de prévoir une polaire pour le retour. Nous passons sur une grande place de La Paz, et déjà la foule grouillante a envahi rues et trottoirs. Nous commençons a être fatigués, près de 15 h d’avion, plus les attentes dans les aéroports, en y ajoutant cette marche en altitude, c’est un peu trop pour notre arrivée, mais la troupe tient le coup. Il nous tarde de nous asseoir au resto et surtout de nous mettre au lit.

Le resto Naira promis par Carlos est typique, non loin de la Plaza San Francisco, super cuisine bolivienne. Très bonne soupe, poisson, viande de lama pour certains, mais nous sommes tellement fatigués que nous n’avons qu’une hâte, c’est de retrouver le lit.

La nuit fût assez calme, quelques maux de tête dus à l’altitude, mais dans l’ensemble pas trop mauvaise, il est vrai que dans la ville basse nous sommes à 3800 m. Lever vers 7 h, beau soleil et ciel bleu. Petit déjeuner dans le patio de l’hôtel et en attendant le taxi, nous nous installons dans un petit square tout près de l’hôtel et assistons au spectacle de la rue. Les enfants chargés de leur cartable partent à l’école.

Un homme très coquet s’épile les joues, en se « mirant » dans une tout petit miroir.

Un autre avec un enfant le change et lui mets des vêtements plus adaptés pour se rendre à l’école. Je suppose qu’il est parti tôt de son domicile (4000 m) car l’enfant a beaucoup d’épaisseurs de vêtements, très défraîchis, mais pour se rendre à l’école…il lui met les « habits de l’école », comme nous autrefois nous mettions les « habits du dimanche ».

Sur un autre banc un homme fait causette avec une dame superbement vêtue, les jupons se superposent pour faire place à un dernier jupon soyeux et d’une belle couleur bleu, coiffée de son traditionnel chapeau noir, sa longue chevelure d’un noir de jais tressée en deux belles nattes qui lui arrivent plus bas que la taille, elle est superbe. Un homme plus courageux se lave la tête au tuyau d’arrosage du square. Une femme tenant un enfant par la main et portant dans une couverture aux couleurs chatoyantes un bébé dans son dos, s’arrête près de l’homme qui se lave les cheveux, et fait le plein d’eau dans un petit bidon de plastique.

Nous sommes surpris, mais c’est le premier contact avec ce peuple, et le dépaysement est total.