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Le 18 Octobre 2010 : Nous débarquons à 4 h du matin sur l’aéroport d’Antanarivo.
Long voyage de 12 h. Dès notre arrivée, c’est déjà la chaleur de l’Afrique qui nous accueille à l’aéroport avec notre guide Touki.

 

Nous déposons nos bagages dans le 4 x 4 en direction d’Antisirabe qui sera notre première étape. Mon impression en sortant de l’aéroport est tout d’abord la vétusté et l’abandon d’entretien des routes. Pas de parterres fleuris comme en Oman. Il est tôt mais cela n’empêche pas les hommes et femmes de circuler, pour la plupart à pied, vélo, moto, charrettes à zébus.
Une parenthèse pour dire que la capitale Antanarivo, ville nonchalante n’est pas trop propice au tourisme. Trop polluée, cette ville n’incite pas à y flâner.

Pause café dans un petit village, quelques photos, mais un brouillard de chaleur va vite céder la place à un beau soleil.
Après une longue route, nous arrivons à Antisirabe. Ici les pousse-pousse superbement décorés font la fierté de l’île.

Avant le repas de midi, le guide nous a amené à l’hôtel « Les Chambres du Voyageur » un petit bijou dans un écrin de verdure et de fleurs. Décoré avec goût dans un havre de paix, c’est un petit paradis. Ici, nous sommes loin du trafic et de la pollution de Tana…

Touki nous amène dans un resto sympa où nous goûtons un délicieux filet de zébu accompagné de petits légumes.
Nous sommes crevés par les heures de vol et l’enchaînement du voyage. Depuis 4 h du matin la veille….nous n’avons pas fermé l’œil. Aussi, après le repas, sieste réparatrice avant le rendez-vous de 16 h avec Touki.

16 h, Touki est au rendez-vous et nous conduit voir les artisans. Les artisans de Mada, sont réputés. Nous le constatons dès notre première visite. Avec tout un tas d’objets de récupérations : canettes, tuyau de perf, plastiques, ils arrivent à faire naître de superbes voitures, camions, vélo, pouss-pouss…Plus loin c’est la récupération des carters de voiture et tout ce qui peut se « refondre » pour faire de superbes faitouts qui seront vendus sur les marchés de l’île. Là, il faut voir les conditions de travail, impensables pour nous.

Plus loin, petit échoppe de brodeuses, ici, des nappes, tabliers, serviettes, napperons sont finement brodés de scènes du pays : travaux des champs, baobabs, rizières…

Puis c’est la récupération des cornes de zébus et là aussi, tout est utilisé pour faire des couverts à salade, pelles à gâteaux, divers objets en corne…polis avec de vieux jeans. Nous sommes éblouis par tout ce savoir-faire. La jeune dame qui nous fait la démonstration nous dit : nous ne sommes pas « Ingénieurs diplômés »…mais, ici, rien n’est jeté et tout s’utilise…Quelle leçon pour nous et notre société de consommation. Bravo les Malgaches !

A 18 h, il fait déjà nuit…par contre ce matin, dès 6 h, les enfants prenaient le chemin de l’école. Ici on se lève à 5 h !

Mardi : départ vers 8 h 30 pour aller voir Marcel l’artisan-confiseur. Là, nous assistons à la fabrications de bonbons tous parfums : citron, thé, gingembre, bergamote, anis….
C’est vraiment rustique et super. Nous en ressortons avec 2 sacs de bonbons.

Nous reprenons la route 34 jusqu’au lac volcanique de Tritiva, tout cela dans un paysage de rizières en terrasse où les gens sont au boulot.

Le lac Tritiva dont la profondeur n’est pas définie même par Cousteau…. 146 m ???!!
pas sûr, est situé dans un écrin de verdure. Pas de plongée jusqu’au fond, car trop froid. Un chinois a déjà plongé mais n’est pas arrivé au fond. Ce lac a la forme de l’Afrique ou de Mada…comme on veut ! Il se déverse dans le lac d’Andrainkiba. A la saison des pluies, le niveau baisse…curieux !! phénomène de siphon.

Nous en faisons le tour….d’abord par une courte montée, descente par un sentier de forêts et remontée avec vue sur les rizières, beaucoup de couleurs, magnifique.
Nous reprenons le 4 x 4 et direction le deuxième lac beaucoup plus grand. Repas au resto Dera où nous dégusterons d’énormes crevettes (camarones).

18 h, il fait déjà nuit pour notre étape à Miandrivazo. Notre hôtel de la Pirogue est juché sur une colline dominant la ville.

C’est ici que nous faisons la connaissance d’Augustin « commandant de bord » du chaland où nous embarquerons demain.

Augustin, avec ses petits yeux rieurs dans un visage bien sympa, nous explique que nous ne serons que 3 (croisière privée) et que pour les arrêts « besoins » c’est à la demande. Il nous explique qu’en cas de « besoin », il faut l’avertir assez tôt : pause technique !!! RIRES !!! La croisière s’annonce fort sympa. L’embarcadère étant situé à une trentaine de kilomètres, le départ est fixé à 7 h 15 demain.

Mercredi
Lever à 6 h 15, après le petit déjeuner, départ en 4 x 4 pour l’enregistrement passeport, formalité obligatoire, avant « la croisière ».

Le village où nous devons remplir les formalités est typique : petites maisonnettes ocres, cabanes faites de bric et de broc, avec des toits de feuilles sèches…les enfants y sont souriants et magnifiques. Ayant apporté des fournitures scolaires, c’est à l’instit du village que je vais les remettre pour éviter les disputes entre enfants, comme me l’a recommandé notre guide.

Après 1 h 30 de route et de piste nous arrivons à l’embarcadère. Nous accédons au chaland par une échelle fort rustique.

Un des jeunes skippers nettoie les escaliers et le plancher de la salle à manger, c’est bien propre et çà brille.Nous sommes gâtés, 1 chaland pour nous seuls avec 5 personnes pour nous servir. C’est du luxe !

Augustin « Commandant Chef » nous présente son équipage : le cuistot, bien joufflu, l’aide cuistot, les 2 skippers, donc 5 personnes pour nous 3…Quelle aubaine…çà c’est de la croisière privée !
Il fait bon sur le chaland, nous sommes à l’ombre.

 

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