Nous partons faire le plein du C/car à une station proche du port, mais ne pouvons le faire laver…il est sale (neige et sel)…on verra en arrivant au Maroc. Pas grand monde à l’embarquement, il est près de 17 h 50 et le ferry n’est pas encore arrivé. Le voilà, c’est un bateau rapide sur coussin d’air (genre bateau que nous avions pris pour la Corse). L’embarquement est rapide, il n’y a que nous en c/c, une moto, quelques voitures…très à l’aise, et peu de passagers.

Il faut dire que la ligne Tarifa -Tanger n’existe que depuis peu. Nous quittons le port vers 18 h 15 et à 19 h sommes à Tanger, comme il y a une heure de décalage, il n’est que 18 h chouette ! Il fait nuit, nous dormons sur le parking du port après avoir échangé des euros contre des dirhams à un bureau de change du port.

La nuit a été bonne, nous prenons la route jusqu’à Marrakech. Il y a une autoroute entre Casablanca et Marrakech fort peu fréquentée et gratuite. Arrêt pour la nuit au camping situé à une dizaine de km de Marrakech. Très grand camping, peu de monde, des camping-cars français, quelques allemands, mais le camping est spacieux et calme pour une nuit c’est bon.

 

Mardi :

Route Marrakech-Agadir, la circulation devient plus fluide après Marrakech, mais le chauffeur reste attentif car il y a toujours quelqu’un qui traverse, il faut rester toujours cool et vigilant. Nous arrivons à Agadir vers 12 h 15 où nos amis Anglade nous ont réservé un emplacement. Surprise en arrivant au camping…quel monde…heureusement J-Claude nous guide vers l’emplacement qu’ils nous ont réservé. Nous sommes très surpris de la concentration de C/cars, nous qui faisons plutôt du campig sauvage, voir ce monde nous surprend et ne nous encourage pas trop, mais enfin, nous verrons à l’usage.

Raymonde s’est distinguée avec un super tagine succulent qui embaume. Tous les voisins sont au courant et du menu et de notre arrivée, nous sommes fort bien accueillis heureusement que notre place a été réservé…car en cette saison, les places sont rares.
Le Tagine nous enchante les papilles, une boîte de graisserons de Jany et des petits gâteaux marocains, c’est super. L’après midi est consacrée à l’installation du safari rooom, auvent fermé qui nous procure une pièce spacieuse et fort agréable.

 

Mercredi et jeudi :

souk avec petits achats, nous faisons faire des rideaux d’un beau vert tendre pour le « safari room », 9 m de tissus plus la confection 40 euros. Achat de tapis de sol en plastique, ce qui sera plus pratique et plus propre pour le auvent safari.

Raymonde me fait faire un tour de reconnaissance du camping qui me présente : ici la rue d’Italie (italiens), plus loin le coin des allemands, plus loin encore les anglais. Allemands et Anglais ont élu domicile pour plusieurs mois, de petits parterres de fleurs devant leur caravane et auvent prouvent qu’ils ne sont pas là pour un mois, certains passent 6 mois, je les comprends , passer l’hiver en Angleterre ou en Allemagne lorsque l’on est retraités ne doit pas être folichon. Certains viennent là depuis plus de 20 ans. Une petite épicerie à l’entrée du camp assez bien achalandée pourvoit aux achats les plus courants. La ville est proche, puisque le camping est situé en bordure de l’avenue Mohammed V, donc commerces : épicerie, marché central, boulangerie, boutiques diverses, coiffeur… J’irai voir demain en vélo.

Ici, me dit Raymonde, tu vas avoir les poissonniers, marchands de légumes, fruits et même les fleurs à domicile. Quant à la débrouille en tout genre, il n’y a qu’à demander…il y aura toujours un Ahmed, ou Mohammed qui saura te trouver ce dont tu as besoin. Les Anglade viennent pour la 3ème année et nous « parrainent » pour tout un tas de choses pratiques. L’eau… que faire pour avoir directement de l’eau…eh bien…à l’aide de raccords de tuyaux… il y a à tour de rôle un dévoué qui va faire le plein d’eau aux c/cars voisins. Et ainsi tout s’organise tel un petit village. Il y a même « radio camping », comme nous dit
J-Claude : Radio-camping a dit : ce soir spectacle au centre culturel français…et le poissonnier demain doit porter des crevettes royales…..

Tous les jours à 14 h les joueurs de pétanque viennent faire leur partie, il y a même un jeune marocain qui chaque jour est fidèle et vient jouer au camping.

Le lendemain partons faire une longue marche sur la plage, sable dur et humide facile pour marcher. Surprise, un jeune marocain coiffé à la rasta, fait un peu de marche avec nous : çà va les français, bienvenue !! discours habituel.

Puis tout en marchant avec nous il nous montre un petit flacon d’huile à l’odeur…un peu rance me semble-t-il, et on continue à marcher d’un bon pas. Tout à coup, il s’arrête et commence à tâter et à mesurer les bras de J-Marie, puis c’est à mon tour. On ne comprends toujours pas où il veut en venir….mais on va vite comprendre. Il étale une serviette sur le sable et demande à J-Marie à s’allonger sur la serviette.
J-Marie après avoir enlever tee-shirt s’allonge sur la serviette.

Notre marocain s’enduit les mains d’huile (d’argane) et avec beaucoup de dextérité et de connaissance masse J-Marie, quelle belle surface, un si beau dos bien dodu, large à souhait…Tout y passe, le dos, les cuisses, les bras, puis c’est au tour du devant, torse, bras, genoux, jambes, cuisses avant cuisses…le cou…c’est à mourir de rire, je n’en peux plus, mais je me contiens, pour ne pas le fâcher. J-Marie sérieux se prend au jeu et se laisse triturer dans tous les sens…un masseur sur la plage, cela paraît incroyable…puis l’assaut final : et voilà qu’il prend J-Marie sur son dos, ils sont dos à dos, mais J-Marie est tout de même plus imposant que son masseur, qui lui, est tout en muscles et vraiment bien foutu… jusqu’où va-t-il aller ??? Ah cette fois J-Marie, tu auras la totale, tu n’as jamais été aussi bien massé en France, n’est-ce pas ??? et l’autre de redoubler de dextérité, et vas y que je te masse et re-masse…et t’étire les bras, et élongations par ci et par là… quel spectacle…cela vaut une photo.

Après le corps, vient le massage du visage, de la tête et du cuir chevelu. Ah c’est un bon masseur, et le gars il s’y connaît. C’est un masseur qui « officie » à l’hôtel Tikida, mais comme le salaire n’est pas très élevé, il se fait des heures sup…et des backchishs sur la plage en faisant attention toutefois de ne pas se faire « pincer » par la police montée… Puis vient mon tour, mais il ne me masse que les jambes et les genoux, pudeur oblige et puis le spectacle de J-Marie m’a largement comblée de joie et de rire et je n’ai pas envie de me mettre en tenue légère et me faire triturer. Mais j’avoue que le masseur est compétent, on voit que c’est un gars du métier.
Puis après le massage vient « le payage » : coût de l’opération : 250 Dh, soit 25 euros…un peu cher pour un backchish … sans commentaire, je lui donne 70 dh c’est tout et je crois que 7 euros est un prix correct, d’ailleurs il part content, je lui aurai même donné moins, je pense qu’il aurait été content. Dommage que l’huile d’argane ait eu un goût de rance…le tee shirt va s’en souvenir.

Dès que nous en avons fini avec le « masseur », nous rencontrons 3 policiers à cheval dans des tenues différentes : kaki et marine. Le roi est venu dans son palais d’Agadir il y a peu de jours, il en possède 2 à Agadir et paraît-il est un amateur de « moto-mer »…il est vrai qu’il est jeune.

Nous avons marché près de 3 h sur cette immense plage. Nous rentrons au camping pour manger et l’après midi nous partons en moto vers l’embouchure du Souss où paraît-il il y a des flamants roses et autres oiseaux. La circulation assez fluide au départ, mais plus nous approchons d’Innezganne, la circulation se fait plus dense et par endroit…çà grouille. Nous cherchons l’oued Souss, tournons et retournons, enfin le voici notre Souss, il est à sec…on continue, mais nous sommes dans un cul de sac qui nous oblige à faire demi-tour.

Finalement avant d’arriver à l’un des Palais, nous tournons en direction du « golf des dunes », mais la route goudronnée fait place à une piste. Une barrière avec militaire nous stoppe, arrêt, nous indiquons au militaire que nous voulons voir les flamants, il lève la barrière et nous passons…un autre poste, mais ici demi-tour, nous laissons la moto et partons à pied dans des petits sentiers. Nous arrivons à l’oued Souss, des cavaliers fort jeunes s’entraînent sous les conseils d’un maître-cavalier.

Quelques flamants mais assez loin, par contre de très nombreuses mouettes. Le repérage est fait, le retour se fait dans une circulation fort dense, heureusement J-Marie est prudent et il faut être très vigilants, en moto…on se sent moins en sécurité, mais mon motard est un bon. Ouf, nous voici sur la dernière ligne qui va nous conduire au camping. Pour notre première escapade en moto, pas trop mal.

Soirée scrabble, appel des Embry qui doivent arriver le 2 avril à Marrakech, c’est excellent, cela nous évitera de les attendre ici à Agadir.