Mercredi

La nuit a été clémente au camp, bercés par les cris des animaux nocturnes rodant autour du camp, nous sommes en Afrique et c'est normal.

Départ du camp après le petit déjeuner, vers 7 h 30, la piste est bonne, puis lorsque nous nous rapprochons de la dune le chemin se fait plus cahotique. Des voitures sont garées et ne peuvent aller plus loin vu l'état de la piste, mais ici, tout est bien organisé, des navettes 4 x 4 amènent les touristes jusqu'aux célèbres dunes de Sossusvlei (parc du Namib) qui sont les plus hautes du monde. Notre camion brousse stoppe à l'ombre des maigres acacias, et nous partons à l'assaut de cette superbe dune. Les dunes du désert du Namib, de couleur abricot constituent un spectacle extraordinaire.

Le Namib est le plus vieux désert du monde. Nous faisons une marche d'approche sur le sol craquelé d'un lac asséché, parfois ce sol ressemble à de grandes tomettes blanchâtres posées avec goût par un "carreleur-fantôme".

Le paysage est à la fois désolé et grandiose. On marche, on marche sur ce carrelage original, il fait beau, la chaleur est rendue supportable par la brise légère qui nous ventile.

Après le plat, la dune est toute proche et nous tend son arête que nous allons grimper. Les uns derrière les autres, en suivant les conseils d'Ali "n'allez pas trop vite, posez bien vos pieds les uns après les autres et si possible dans les pas de celui qui vous précède", ainsi nous gravissons les courbes parfaites de cette dune.Par contre des deux côtés c'est le vide assez impressionnant pour certaines. J'ai suivi les conseils de notre guide et c'est sans effort cool,cool !! que je suis rendue au sommet sans coup de pompe, mais assez impressionnée par ces immensités de part et autre de la dune.

Mon Dieu que c'est beau. Il est vrai que j'adore le Désert, mais j'avoue qu’ici je suis gâtée par les couleurs et aussi par la végétation sur certaines pentes de dunes. Finalement tout le monde est arrivé à l'assaut des 300 m de la dune sans trop de mal.

Le ciel est d'un azur très pur et la couleur abricot des dunes est mise en valeur. C'est une féérie de couleurs. Nous restons un long moment tout en haut, et ensuite il faut bien redescendre .

Là nous nous amusons comme deux petites folles avec Valérie, n'ayant pas à charge ni appareils de photos, caméras, nous nous en donnons à coeur joie de descendre la dune en courant sur les talons, c'est un vrai régal, et chose que je n'avais jamais observé depuis que je descends quelques dures : le bruit...le chant de la dune...un ronronnement doux provoqué par "l'avalanche de sable" qui s'écoule avec nous. C'est super. J-Marie est parti devant et va nous prendre une photo.

Valérie pourtant plus jeune, fait plus attention, il est vrai qu'elle a un appareil numérique et le sable...n'est pas trop conseillé. Moi, je suis libre comme l'air, alors je fonce. Devant nous une maman et ses 2 enfants descendent à plat ventre. Si j'avais eu un sac plastique, je pense que j'aurai été vite en bas, trop vite car je n'aurait pas eu le concerto de la dune.

J-Marie s'est avancé sur les tomettes asséchés, mais ici contrairement à la partie traversée avant la montée à la dune, les arbres morts et dépouillés ont remplacé le peu de végétation rencontrée avant la montée sur la dune. Tranquillement je vais le rejoindre. Je ne vois jamais la fin de cette immensité blanchâtre carrelée, façon tomettes.

Ici le paysage prend un aspect désolé, un désert de mort, peuplé de fantomatiques restes d'arbres "fossiles", où la luminosité est très forte, ces fantômes fossiles sont là pour le grand plaisir des photographes.

J-Marie que je n'arrive toujours pas à rejoindre tant l'étendue est immense, "mitraille" et profite à fond de son appareil numérique.

Finalement au bout d'une longue marche solitaire sous un soleil de plomb, supportable tout de même, j'arrive à rejoindre J-Marie émerveillé par un tel décor. En toile de fond la dune abricot, le sol blanchâtre parsemé de ces «épouvantails » noircis par le soleil et la chaleur, une chance pour le photographe.

Après une pause où nous profitons de boire et grignoter une orange, nous repartons en direction de notre camion.

Un groupe de touristes espagnols sont installés à l'ombre des tamaris, plus loin des italiens. Nous repartons vers le camp où nous déjeunerons vers 13 h 30. J-Marie et Norbert repartent dans l'après mid photographier des nids de tisserins aux senteurs exotiques...

Au menu ce soir autruche grillée qui au préalable a eu un bain mariné à la façon de notre cuistot Jeffrey,accompagnée d'haricots verts et en dessert d'une bonne crème, c'est vraiment le 3 étoiles.