Dans les catacombes ont lieu les obsèques d’un moine, une partie est fermée au public, mais nous entrevoyons la famille venu enterrer leur « frère ».

Nous quittons le couvent et nous partons en direction de la Place d’Armes, il y en a une dans toutes les villes. Puis nous nous rendons au musée National de la culture Péruvienne. Collections de superbes créations artisanales qui vont des poteries aux sculptures en bois en passant par des tissages et textiles superbes, calebasses superbement gravées. Ici sont représentées les diverses provinces et ethnies amazoniennes (Aguaranas, Cocamas, Boras, Shipibos, Fakatayus). Je suis surprise par l’état des tissus et des poteries qui paraissent neufs.

Entre deux visites notre guide nous explique qu’il doit cotiser pendant 20 ans à la Sécurité Sociale (enfin l’équivalent de la nôtre) il est pris en charge gratuitement s’il est malade. Il travaille à son compte pour plusieurs agences. Il nous dit que les moins bien payés sont les fonctionnaires.

Ici on travaille 45 à 48 h, les heures supplémentaires ne sont pas payées et personne ne rouspètent. Les Péruviens s’estiment heureux d’avoir du boulot (à bon entendeur salut !) il est vrai qu’en France nous ne sommes pas trop malheureux! Il suffit de voyager pour se rendre compte que nous avons de la chance, et que malgré tout, nous ne sommes pas trop à plaindre.

La population de Lima entre 9 et 10 millions d’habitants augmente d’environ 250 000 habitants chaque année. Phénomène provoqué par l’arrivée de paysans pauvres abandonnant la sierra en espèrant trouver en ville de quoi survivre, d’où, foisonnement de bidonvilles aux abords de la capitale.

Lima fondée par Pizzaro en 1535 s’étale sur une longueur de près de 80 km sur une 15 km en largeur. 25 millions de péruviens environ, mais il n’y a pas de recensement ???!!!
Le Pérou a adopté la même législation qu’en France. Dernier tremblement de terre en 1970, mais dans ce pays la terre tremble toutes les semaines (tremblador).

Olivier nous amène près d’un marché et nous montre l’autre côté de l’autoroute avec des quartiers mal famés où les pauvres essaient de survivre tant bien que mal : Rapines, enfants qui se « choutent » à la colle, enfants nus ou presque se promenant à la recherche d’une quelconque nourriture. Il y a vraiment ici le très pauvre et le très riche, la différence est marquante.
Dans certains quartiers, belles maisons coloniales qui me font penser à l’Afrique du Sud : supers jardins, parcs et maisons bien barricadées avec grilles et piques en fer forgé pour effrayer d’éventuels intrus. Finalement le Blanc a fait beaucoup de dégâts en Afrique et en Amérique…
Ici la majorité des véhicules sont japonais. Nous nous rendons à la Poste qui est un superbe monument. J’en profite pour acheter quelques cartes fort originales représentant les costumes, et paysages très colorés, faites avec de superbes tissus.

 

Samedi 2

Départ à 8 h pour la gare routière de Cruz del Sur. Les taxis sont à l’heure et nous déposent devant la gare. Super organisation. Enregistrement des bagages, comme à l’aéroport, salon d’attente avec cafétéria, sanitaires. Ici la boisson nationale est le Inca Cola, breuvage citronné…fort sucré…juste un peu pour goûter, no good à mon goût.
Nous sommes en avance, le bus ne part qu’à 9 h 30. J’observe les va-et-vient des bus, il y a du monde dans les transports en commun. Le pays est grand et question réseau routier, les bus ont l’air d’être confortables. Nous verrons bien.

Dans chaque bus, deux chauffeurs, une hôtesse en tenue…cela change de la Bolivie, ici le tourisme est plus structuré. Nous devons faire 6 h de bus. Avant d’entrer dans le bus, nous sommes filmés un par un, on ne sait jamais…il y a peut être des pertes en cours de route… puis une fois assis, l’hôtesse nous compte. Nos sièges sont numérotés et confortables.

Nous longeons pendant plusieurs heures la côte Pacifique que surplombent les falaises de sable fort impressionnantes. D’immenses dunes sculptées par les vents descendent jusqu’ au bord de l’autoroute. Comme c’est assez monotone, je ferme les yeux et m’assoupis.

Au bout de 2 h environ, le paysage change et la verdure des bananeraies fait place à la monotonie de la côte, mais le brouillard reste toujours fidèle, dommage pour le ciel bleu, ici sur la côte, il faut revenir à une autre période.

400 km, près de 9 h de route, nous arrivons à Huaraz à 18 h. Situé dans la région centrale du Callejon de Huaylas, Huaraz est la capitale du département et le principal centre urbain de la vallée. Point de départ incontournable de nombreux treks pour la Cordillère Blanche.

Nous sommes attendus par un guide de Terra Andina qui nous conduit à l’hôtel Steel Guest House en nous donnant quelques explications sur la ville qui avec ces 120 000 habitants a été entièrement détruite en 1970 et reconstruite avec rues plus larges. L’hôtel est situé sur les hauteurs, neuf et bien confortable. Nous nous allégeons des bagages, prenons possession de nos chambres du haut desquelles nous avons une superbe vue sur la ville. Le personnel est fort accueillant.
C’est un peu dur pour monter les sacs dans les étages supérieurs, mais tout doucement, nous y arrivons.

Le guide nous a donné rendez-vous dans une heure. Nous irons manger en ville, la nuit tombe sur la ville, à l’heure dite, deux taxis nous attendent. Super organisation.Repas en ville.

Retour en taxis vers l’hôtel où nous passerons une bonne nuit en espèrant que demain le soleil et le ciel dégagé nous permettrons de voir quelques massifs de la super cordillière blanche.