ST PETERSBOURG 2005

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Vendredi 28 janvier

Il fait froid à Brassac où nous sommes venus chercher les petits frères pour l’expédition Russe.
C’est décidé, vu le temps neigeux et les conseils de Valérie habitant Toulouse, le départ est fixé demain à 7 h. Dans la soirée, Pierrot passe, il « neigeotte », que fera-t-il demain ? En prenant l’apéro avec les cousins, nous établissons notre plan pour le lendemain : Départ vers 7 h…peut-être avant ? Le temps de laisser la voiture au parking de la Résidence de notre « Lélie », commander un taxi jusqu’à Blagnac.L’avion part à 13 h, nous aurons le temps de flâner à l’aéroport, récupérer nos billets et faire l’enregistrement des bagages . De toute façon, avec le stress du départ, nous serons certainement réveillés beaucoup plus tôt. Pour Pierrot, notre cher petit frère, c’est son premier grand voyage et pour moi quel bonheur de me retrouver avec mon chéri et mes deux frangins.

 

Samedi 29 janvier « jour J »

La nuit a été encombrée et par le souci de ne pas se réveiller et des conditions météo qui, la veille, s’avéraient peu favorables.

5 h 30….dring…téléphone, sursaut !! Qui a-t-il ? y a-t-il quelqu’un de malade ??? Ouf ! C’est Pierrot qui appelle, il a neigé toute la nuit, et il vaut mieux avancer le départ.
Le lever et le petit déjeuner sont rapides, les bagages clos. Pierrot est déjà là, il prendra un autre petit café avec nous. C’est la joie des retrouvailles et du départ si proche. Il y a toujours une certaine angoisse avant les départs. Pour le Pérou c’était l’angoisse de laisser Papi, hélas que nous n’avons pas retrouvé au retour, et maintenant le stress de laisser les parents de J-Marie pour lesquels nous avons « menti » sur la destination de la semaine :

Nous partons au ski dans le Capcir.
Vous n’êtes pas venus en c/car ?
Nous allons dans un gîte.

J-Marie avait eu la sage précaution de garer la voiture devant la porte et de protéger le pare-brise, il fait froid et il y a une fine pellicule de neige sur la route. Nous chargeons les bagages, et nous apercevons le voisin. Que fait-il à une heure si matinale et bien Pierre est parti faire un tour dans la campagne en voiture pour voir la neige.

Pierrot, lui, nous dit qu’il a vu « Taillade » parti lui aussi voir la campagne enneigée. A une heure si matinale, c’est incroyable, mais ce sont des fans de la neige.

C’est la retombée aux beaux jours de l’enfance et cet amour pour la neige que nous avions lorsque nos parents nous disaient : il neige !! mot magique qui nous faisait très vite tombés de lit pour aller vite à la fenêtre pour y découvrir le manteau blanc.

C’était la magie de cette plume blanche tombant des cieux et servant de parure aux arbres morts et qui sous la couverture blanche nous paraissait, à nous, enfants, la merveille des merveilles.
Du coup nous ne traînions pas au lit et il nous tardait de partir très vite à l’école et fouler cette « merveilleuse poudre blanche ». Magie aussi des Noëls blancs, où après la messe de minuit, attirés par l’odeur de la saucisse grillée, nous accourions très vite et passions le pont sous la froidure hivernale, pour se retrouver autour de cette table familiale où tous les cousins, même notre petite Martine et ses parents venus de Béziers, grands-parents étaient réunis. Que de beaux Noëls et de bons réveillons tous en chœur…près de la cheminée où parfois un lièvre…tournait…en se faisant asperger de graisse sortant du « flambadou ». Souvenirs…souvenirs !!

Parfois, notre cher papa se faisait un peu attendre, car évidemment, avec les tempêtes de neige, lui, « l’homme dal lun » (l’homme de la lumière), puisqu’il était agent EDF était de « corvée ». L’hiver, les fils cassaient sous le poids de la neige, lorsque pendant la messe de minuit, il y avait coupure de courant, je savais que mon cher Papa serait en retard pour le Réveillon, mais je faisais toujours une prière pour que rien ne lui arrive avec ce froid et ces tempêtes de neige. Souvenirs, souvenirs…tout cela revient en mémoire sur le chemin entre Brassac et Toulouse.

Notre cher J-Marie conduit avec précautions de Brassac à Castres, prudence, vitesse très limitée, nous avons le temps, car nous sommes partis ¾ d’heure plus tôt que prévu, de ce fait nous ne sommes pas pressés.

Après Castres, cela va beaucoup mieux, mais le chauffeur est prudent, car le temps est clair, donc risque de verglas. Avec le super plan de Valérie, tout est facile pour nous rendre à la résidence, mais heureusement que le plan a été fait avec talent et précisions, car très difficile à trouver sans le « sésame lélie ». Sur la rocade, voitures tête à queue. Prudence, surtout dans les virages et sur les ponts où le risque de verglas existe. Cà y est nous y sommes… le N° de code… c’est bon les portes s’ouvrent et J-Marie se gare à la place désignée par Valérie. Il téléphone au taxi, qui le temps que nous sortions nos bagages est déjà devant la résidence. Embarquement immédiat pour l’aéroport.

Deux voitures ont fait un tête à queue, ralentissement, mais vu notre avance, pas de problème.
Le taxi nous dépose devant l’entrée des « artistes », et nous roulons nos sacs et récupérons nos billets au comptoir de la Lufthansa. Nous sommes curieux de connaître l’adresse de nos hôtes et voir sur le plan de St Petersbourg où nous logeons.

Nous nous installons pour un petit déjeuner avec croissant, puis c’est l’heure de l’enregistrement. Nos bagages ne feront pas escale à Francfort, comme nous, nous les récupèrerons à notre arrivée à St Petersbourg, c’est mieux ainsi, nous voilà libérés de nos sacs.

 

13 heures Décollage de l’avion. Pour Pierrot, c’est le baptême de l’air, le grand voyage et avec nous, il est radieux. Je suis si heureuse qu’il soit venu et nous nous réjouissons de le voir si content notre petit frère. Quelle belle semaine en perspective.

Petit avion Canadair Jet jusqu’à Francfort. Le décollage est parfait, nous survolons la France enneigée. Pierrot aperçoit le grand centre de loisirs de la Découverte fait sur les anciennes mines de Carmaux. Il connaît bien, lui, le pur Brassagais resté au pays qui, comme son cher papa, tradition oblige, a été le deuxième « homme dal lun ». L’avion ne volant pas à haute altitude, on distingue le massif du Vercors, puis le lac Léman, les monts du Jura et le superbe massif des Alpes très enneigé, c’est superbe.

Arrivée à Francfort, nous avons 2 h d’attente pour « shoppinner ». Un petit café et embarquement à 17 h 50 pour la Russie. A l’aéroport nous avons essayé de repérer l’adresse de nos hôtes par rapport au centre de St Peterbourg. Finalement ils ne sont pas loin du centre. Nous ne connaissons pas la distance, mais sur le plan, cela parait facile d’accès pour la grande avenue Nevsky. Nous verrons bien.

Repas servi dans l’avion avec un verre de vin, et pourquoi pas une vodka orange…c’est très bon. Nous voyageons à bord d’un A 320 confortable et vol rapide avec la coupure du repas. Nous n’avons pas le temps de nous assoupir que la voix de l’hôtesse annonce la descente vers l’aéroport de St Petersbourg. Nous bouclons nos ceintures…et nous voilà sur la piste.

Contrôle rapide des passeports et des visas, récupération rapide des bagages, pas de contrôle de douanes, étonnant ! Nous nous dirigeons dans le hall d’arrivée. Nulle difficulté pour reconnaître notre hôte.