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Le petit déjeuner est fixé à 8 h et le départ à 9 h. Donc à 8 h nous arrivons pour le petit déjeuner sympa. La première nuit a été dure pour certains, mais pour d’autres bonne nuit de récupération. Les tentes sont pliées, les matelas regroupés près des 4 x 4. Nous voilà prêts pour la remontée du wadi Daykha.

Superbe balade, très souvent dans l’eau, je garde les chaussures, elles sècheront.
Les paysages sont impressionnants, les roches plissées par les caprices de la géologie, sont magnifiques. Il fait bon et certains profitent de la pause pour se baigner. Nous marchons près de 5 h pour rejoindre le petit village que nous apercevons depuis la pause «casse-croûte ».

Une fois arrivés au village, nous montons sur le plateau pour un point de vue et, de là-haut, Arnaud nous montre les 4 x 4 qui nous attendent à l’ombre tout en bas dans la palmeraie.Agréable balade assez sportive car pas mal d’enjambées sur des rochers, ce qui se révèle amusant.

Pour le premier jour, c’est une bonne expérience pour notre guide et pour nous. C’est avec un grand soulagement que nous nous installons confortablement dans les véhicules qui nous attendent à l’ombre des palmiers.

Ce soir nous partons en direction de la plage près de Fins où nous passerons deux nuits.

L’endroit est sauvage, le campement sur la plage de sable blanc. Nous sommes à la limite de la Mer d’Oman et de l’océan indien. Après un bon repas préparé par notre cuistot Hussein (poulet en papillotes avec légumes cuits sur les braises), un vrai régal, nous nous laissons bercés par le ressac de la mer ce qui va nous bercer.

Ce matin, l’équipe est prête avant 9 h. Nous quittons le camp en laissant un chauffeur-gardien.

D’abord nous empruntons une route puis nous abandonnons son confort pour rejoindre une piste avec des montées et descentes dans le wadi. Les falajs toujours présents irriguent les petites parcelles. Ici ce sont des Pakistanais qui restaurent les anciens falajs en terre.

Ces hommes courageux portent des sacs de ciment (50 kgs), pieds nus de la route jusqu’au bas de la palmeraie. Enorme travail qui nécessite de faire de très nombreux allers et retours. Ces ouvriers avec leur dur labeur subviennent à la vie de leur famille restée au pays.

Peu de familles habitent ce village troglodyte qui était habité par des omanais partis depuis habiter des villages neufs. Toutefois le village étant situé tout près d’une piste, il y a l’eau, gaz, électricité et les jardinets sont bien entretenus.

Des arbres fruitiers tels citronniers, palmiers dattiers, orangers, manguiers se partagent certains endroits et procurent l’ombre bienfaisante pour un repos bien mérité. Par endroit des petites parcelles de maïs pour subvenir à la nourriture des animaux. Petits troupeaux de chèvres, quelques ânes, avons même vu quelques chameaux (non des dromadaires).

Les chemins s’avèrent à certains endroits un peu scabreux, mieux vaut pas lever les yeux et être attentifs où l’on met ses pieds. Nous marchons en silence. A un moment, on n’y coupe pas, il faut marcher dans le falaj. Je garde les chaussures c’est + facile que de se chausser et déchausser Dans ce genre de rando, mieux vaut avoir des chaussures à tige haute, c’est plus prudent pour escalader les rochers.

Arnaud veut nous montrer d’où provient l’eau qui alimente le wadi et nous arrivons dans un cul de sac dominé par une falaise impressionnante, et là, dans une faille entre deux gorges : l’eau ! c’est sublime de voir cette source et de constater l’énorme travail de ces hommes qui ont su apprivoiser ce bienfait du ciel qu’est l’EAU.

Nous redescendrons un peu plus bas vers un endroit ensoleillé et sur un plateau qui va nous servir de salle à manger.

Nous ne nous attardons pas trop, il nous reste encore pas mal de rochers à franchir. Véritable parcours du combattant. Les combattants que nous sommes sont gâtés et récompensés par la beauté du site. Grandes vasques d’eau claire, des « piales » comme les aiment le cousin Marc qui n’hésiterait pas à y prendre un bain.

Après pas mal de péripéties, d’enjambements un peu difficiles mais qui grâce à des mains tendues s’avèrent plus faciles, nous voilà pour une courte pause près d’un beau bassin.

Nous sommes bien descendus…mais maintenant il va falloir remonter. Heureusement la montée est à l’ombre, dur !!dur !! Courage ! Grand soulagement lorsque nous parvenons au sommet où la piste nous attend. Encore 1 km et nous arrivons aux 4x4 sous un soleil qui chauffe dur. Les chauffeurs sont souriants et nous contents de les revoir.

C’est une belle journée à marquer d’une étoile d’argent ou même d’or.

Nous avons le temps en arrivant à la plage de nous plonger dans l’océan qui est à une température agréable. Quel bien-être après cette rude journée.

Je pars m’isoler sur un rocher, face à la mer pour écrire. Le jour s’estompe et avant que la nuit me surprenne, je regagne le campement ravie de cette journée, où après cette baignade, la fatigue a complètement disparue…prête à repartir.

Nuit douce. La troupe s’éveille vers 7 h. Je vais faire un petit tour dans l’eau pour me rafraîchir, mais je ne me baigne pas entièrement ce matin. Départ à 9 h. Petit déjeuner sur la plage, où une tortue a pondu des œufs qui ont été désensablés par un prédateur nocturne, hier soir j’étais passée au même endroit et n’avait pas constaté cette cachette. Il y en a un de crevé…donc je pense que les autres sont fichus !

8 h 30, il fait déjà chaud, la journée s’annonce agréable. Nous prenons place dans les 4 x 4, direction wadi Tiwi. Arrêt dans un des 3 villages du wadi. Très gros travaux routiers avec un personnel nombreux pour la plupart Pakistanais ou Indiens. Il y a du monde et çà bosse dur. Nous visitons le plus haut perché des villages et descendons dans la palmeraie toujours irriguée par les falajs.
Nous descendons par la piste puis un sentier escarpé. Tout en bas, le Paradis.
Enorme vasque rocher. Plage, palmier, palmeraie tout pour « un pique-nique baignade » enchanteur.

Cette fois, puisque nous sommes là pour un long moment, je me baigne. Quel régal cette eau limpide douce et transparente. Après le casse-croûte, petite sieste à l’ombre d’un palmier.

Au retour, dans l’oasis : bananiers, manguiers, palmiers nous procurent une ombre rafraîchissante. Sur le parcours du retour, Arnaud nous montre sur les roches des gisements d’ophiolite.

Les 4 x 4 nous attendent au premier village. A l’entrée du village des fontaines rafraîchissantes avec 2 robinets et gobelets. Du jamais vu dans les pays désertiques déjà visités. Il y a la manne pétrolière, mais elle est pas mal distribuée. L’électricité est dans les 3 villages et d’après mon petit frère Pierrot, qui était à l’EDF, le travail quant aux branchements, poteau, sécurité est très bien fait. BRAVO !!

Après 1 h 30 de 4 x 4 nous nous installons au campement de Turtle Beach, où nous logeons dans des petites huttes sympas. A l’intérieur de bons lits, fauteuils, table et même clim. Une bonne douche, même froide est appréciée. Le linge de toilette est fourni.

Ce soir Bernard nous offre l’apéro pour son anniversaire et Marius une tournée. Je prends un jus de mangue avec une goutte de whisky, un délice. Repas en terrasse sous véranda paillote, face à l’océan Indien.

A 21 h départ pour la Réserve Protégée des tortues vertes. Nous arrivons à une bâtisse de marbre d’une propreté incroyable. Nous attendons notre tour avant de partir sur la plage à plus d’un kilomètre. Avant de partir avons eu les recommandations : pas de photo évidemment pas de flash.

Nous marchons longuement dans le sable pour arriver à un point de stationnement, là le guide Omanais explique en anglais, Arnaud nous fait la traduction : la vie des tortues, leur poids, leur cycle de reproduction. Certaines peuvent atteindre jusqu’à 200 kg. Chaque tortue pond 2 fois par an et tous les
4 ans 120 œufs à l’endroit même où elle est née. Quel instinct de survie pour continuer à sillonner les océans et tout ses dangers pour revenir sur la plage où elles ont vu le jour. Incroyable !!

On nous fait signe par petits groupes : une tortue est entrain de pondre. Le silence s’impose et nous assistons à la ponte des œufs. Une fois la ponte faite, la tortue recouvre tous ces œufs à l’aide de ses pattes avant. Quel travail ! Plus loin elle va faire un autre trou pour tromper les prédateurs, astucieuse !

On nous indique de suivre le guide et nous assistons à l’évasion d’une toute petite tortue s’échappant vers l’océan… quelle émotion de voir ce petit être se débrouiller par ses propres moyens…reviendra-t-elle un jour ??? Elle se presse pour rejoindre rapidement son élément. Bonne chance petite tortue, j’espère bien que tu t’en sortiras.

Nous rejoignons le Centre, heureux d’avoir pu assister à un tel spectacle bien naturel qu’est la ponte en direct. Les œufs pondus cette nuit mettront 50 jours à éclore. Mais sur les 120 œufs pondus, hélas 3 % seulement atteindront l’océan. Alors encore bonne chance petite tortue si fragile que nous avons vu partir.

Il est près de minuit lorsque nous rentrons au campement de barasti où deux bons lits nous attendent.

Après une excellente nuit, nous nous retrouvons à l’ombre des paillotes pour un petit déjeuner. Il est 8h et il fait déjà chaud.

Au programme ce matin : SUR. Séduisante petite ville au bord de la mer bâtie autour d’une lagune qui lui donne un charme fou. SUR doit sa réputation aux boutres, ces bateaux qui ont fait la renommée de la région et sa prospérité. Toute l’activité économique reposait autrefois sur le commerce avec l’Afrique.

 

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