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Note du webmaster :
ce compte-rendu a été scanné et numérisé d'après le texte original tapé à la machine à écrire en 1982 !
Il comporte donc peut-être des petites erreurs de frappe ou de retranscription.

 

YOUGOSLAVIE 1982

 

PETIT INTERMEZZO

Il fallait que les vacances 82 commencent sous le signe de l'imprévu, et, l'imprévu, évidemment c'est le FARGUES et ses déboires :
l'été dernier, petit oubli de papiers....! et cette année, aventures indépendantes de sa volonté .... ce fut la petite panne.

Partis de LA REYNARDE vers 9 h, le soir nous avions fait une fête entre amis marseillais, béarnais, corses, tarnais,espano-languedociens ... et le départ fut fixé pour le lendemain vers 9h / 9h30.

Excellente nuit sur le parking de la REYNARDE, petit chargement le lendemain dans l'Estafette de notre BERNARD. Quittons les sentiers étroits de la Cité sous un ciel bleu avec le concert du chant des Cigales.

Quelques kilomètres nous séparent du péage.
Le FARGUES qui mène le convoi est devant, il a l'air de ralentir puis s'arrête.... on dirait que ça fume !!! J.Marie s'arrête, va voir, en effet ... en ouvrant le capot du moteur... fumée, vapeur s'en échappent ... ça alors !!! on en rit presque, mais le pauvre Bernard en est presque vert.... non je rigole !! ne nous affolons pas ... en somme c'est tout simple : bilan cable d'accélérateur cassé, et durite percée ... pas de lamentations. Tout le monde est fort calme qu'à cela ne tienne, la décision est vite prise : nous laissons l'estafette, les clés sont déposées au poste de Gendarmerie du Péage, sur le pare brise "de l'estafette esseulée que nous avons reléguée derrière "les chaînes" du poste de l'autoroute, une affichette "EN PANNE", ceci afin que l'estafette ne soit pas mise en fourrière. Bernard téléphone à Carmen qui fera la commission au collègue garagiste sur l'état et la santé de "la malade" et sa position en bordure de ce premier poste à 4 km de son domicile habituel, pas de chance, mais si beaucoup de chance que le malaise se soit produit à cet endroit là, et non sur les autoroutes italiennes avec leurs nombreux tunnels et immenses viaducs, nous aurions été dans de beaux draps ... PAUVROT !!

Les affaires sont vite changées d'un C/car à l'autre, l'été, les vêtements ne tiennent ras trop de place, et puis cette année, Patrice est en IRLANDE, donc une place reste vacante..
et ce sera notre fils adoptif le BERNARD qui viendra prendre place parmi nous.

La première journée évidemment se passe un peu dans la réflexion de ce qui est arrivé, et au bon moment, et nous revoyons la scène si cela c'était passé sous un tunnel... en doublant etc ... l'imagination va bon train. Heureusement la musique est là, et les cassettes se relayent pour mettre de l'entrain.
De la Vie Parisienne., en passant par MOZART, BRASSENS, BREL, tout cela nous déride, et après avoir passé les 300 km de tunnels italiens ... on respire. Ce parcours est assez pénible surtout pour le chauffeur, et en plein jour, les tunnels se suivent, et chaque fois, J.Marie est obligé d'enlever les lunettes de soleil, les remettre, heureusement la circulation
n'est pas dense et l'on roule bien. Mais chaque fois que nous passons un tunnel, un viaduc suit... travail colossal, que j'admire à chaque fois que nous passons. C'est la 3ème fois, nous avons déjà emprunté ces tunnels lors de notre voyage en Grèce et celui de CRETE.

La plaine s'élargit, ça y est plus de tunnels ... on est plus relax, ça ira mieux, les petits contre-temps du départ sont estompés. Nous allons faire notre premier repas dans "lou Roudairé".
Repas toujours assez rapide sur les autoroutes, mieux vaut prévoir si l'on ne veut pas perdre trop de temps.