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Je passe sur la beauté des paysages, variés à certains moments, plus monotones à d'autres, mais nous avons choisi de passer côté méditerranée, de traverser l' Italie par NAPLES jusqu'à BARI. A ROME nous prenons "la Ceinture" ce qui fait que nous passons loin de la Ville Eternelle. A la sortie de NAPLES nous apercevons le VESUVE. Nous préférons passer par ce côté plus joli que par le côté Adriatique, et puis il faut changer un peu. Nous avons déjà fait les deux côtés et le penchant du chauffeur a opté pour ce côté.

Nous traversons la "botte" jusqu'à à BARI port où nous embarquons pour BAR (port yougoslave) situé à une vingtaine de kilomètres de l' ALBANIE.

A BARI, ce soir il y a du sport et quel sport... le MONDIAL... et oui c'est la grande fête du FOOTBALL. Dès le départ J. Marie avait fait le programme, un peu en fonction des matchs et l'arrivée à BARI coïncidait avec le match ITALIE-BRESIL mais j'allais oublié.., près de ROME ce fût notre premier arrêt sportif, tout près l'autoroute, un très bel hôtel possédant télé... match : FRANCE-IRLANDE et première victoire des vacances où la FRANCE fit un score de 4/1 contre l'IRLANDE. Du coup, BERNARD paie une tournée de Bière. Durant une partie du match je fis une petite sieste dans le C/car sur le parking de l'Hotel. Gens très charmants qui ont bien voulu passer sur la chaine transmettant le foot, alors qu'ils regardaient la finale de WIMBLEDON cela valait bien une tournée de "beer" ... n'est-ce PAS FARGUES ! ! !

Pour en revenir à notre arrivée à BARI nous y sommes avant l'heure, nous avons bien roulé. Nous prenons les places de la traversée au guichet du PORT, petit tour dans la ville, et les remparts, puis les sportifs s'attablent à un petit restau/bistrot, tout près du port, évidemment il y a une télé qui trône bien haut..

Quant à moi, fuyant les télés et le bruit, je vais me promener dans les vieilles ruelles longeant le port et bien protégées par les remparts.

BARI et sa cathédrale SAN NICOLAS ornée d'une façade à la fois simple et grandiose, et où je vais me reposer une bonne demi-heure dans la demi pénombre et le recueillement bercée par de bien jolis morceaux d'orgue, l'a musique adoucit les moeurs et ici loin du vacarme des ruelles où aujourd'hui toutes les télés sont branchées c'est évidemment très important pour les italiens il s' agit des quarts de finale!! aussi entre deux morceaux d' orgue, je devine par qui sont marqués les buts tellement les italiens sont exubérants... ! !

Assez de recueillement sinon je vais faire comme le pauvre "senor" qui est affalé à moitié sur le banc, appuyé au dossier du siège avant, et qui y va de sa petite "ronflade" ... bruits de fond. Situation assez cocasse ! un homme dort, ronfle, un autre joue des morceaux divins, et de temps à autre des cris, hurlements, applaudissement... l'ITALIE a marqué un but.

Je repars dans le dédale des ruelles et je vais jusqu'à la forteresse, il faut bien passer le temps, le bateau n'est qu'à 22h et l'embarquement ne se fait que vers 20h30.

Je rentre danss la forteresse.. à l'entrée, poste radio, et on écoute quoi... le match bien sûr.. aujourd'hui ce n'est pas le jour des visites. Je prends un air désolé, je m'enquiers du score italien.. les italiens mènent, et du coup, un gardien que le foot ne doit pas trop passionner me fait visiter.. eh bien oui, je suis la seule visiteuse, il m'entraîne dans une cour intérieure, et puis un musée où sont exposés objets divers découverts dans des fouilles archéologiques aux environs de BARI, des photos, et des reproductions d'objets anciens.. Le gardien essaie de m'expliquer, je fais signe que je comprends, mais les légendes sous les photos ou objets sont inscrites en français ; je le remercie, je le vois un peu empressé, il m'attrappe le bras et à la fin de la visite me serre longtemps la main.
Au retour de la visite, le score est toujours bon en faveur des italiens Je demande combien je dois pour la visite... il ne veut absolument rien. Je n'insiste pas et m'en retourne, la fin du match ne doit pas être loin, je vais revenir par un autre côté et devrait aboutir tout près du restau où j'ai laissé mes deux sportifs..

Ces ruelles sont magnifiques et plus rassurantes que lors de notre dernier voyage, il est vrai que seules les "mama" et les vieilles "mama" tricotent ou brodent ou papotent assises sur des chaises devant leur porte en me regardant d'un air parfois souriant, mais aussi d'un regard assez étonné de voir "une étrangère" rôdant dans ces ruelles toute seule.. peut être pas trop prudent, mais aujourd'hui, la rue appartient aux femmes et enfants, les hommes sont trop occupés devant leur petit écran. j'avoue que l'année où nous avions embarqué pour la CRETE je m'étais juste aventurée près de la Cathédrale, et j'avais vite fait demi-tour, serrant bien fort mon sac sous mon bras, je n'étais pas trop rassurée. Par contre cette année j'étais très confiante.

Me revoici juste pour assister à la fin du match, dernier but italien et un jeune brandit le drapeau italien... ce fut comme ça me disent J.M. et Bernard chaque fois que l'Italie marquait un but. Alors maintenant c'est l'apogée, c'est du délire, l'Italie vient de gagner. Le vacarme dans les rues ne se fait pas attendre, voitures, Vespa, motos, Mobylettes, c'est un concert de klaxons, les gens deviennent fous, il faut faire très attention en traversant la route, les rues désertes jusqu'à présent se font "grouillantes", il en arrive de partout les gens arrivent des ruelles sur les grandes artères, avec des drapeaux à pieds, ou motorisés, trompettes, couvercles, casseroles, tout est bon pour faire du chahut. Nous partons vers les remparts près de la forteresse, et là assis nous restons un long moment à observer ce vacarme et ce spectacle incroyable... mais vrai... d'une foule heureuse d'avoir gagné ! !